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« Plus je code avec l'IA, moins je sais coder sans elle » : répondre à la peur de perdre la main

La crainte légitime d'un développeur en formation, et ce que l'histoire du métier nous apprend sur les langages de haut niveau, les frameworks et l'IA.

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Michael Petit en formation face à des développeurs, échange sur la place de l'IA dans le métier.

« Plus je code avec l’IA, moins je sais coder sans elle. » → Challenge accepté 💪

C’est ce que m’a dit un développeur que je formais en début de semaine, lors d’un tour de table.

Cette question est légitime, et elle montre clairement la nouvelle posture à adopter ainsi que l’évolution du métier qui est en cours. Pas de détour possible : j’aime comprendre ce que pensent les gens que j’accompagne. C’est précisément là qu’on sépare une formation 100 % utile d’un simple catalogue d’outils.

Une crainte subtile, ancrée dans l’expérience

Sa crainte n’avait rien à voir avec un manque de connaissances ou une peur de la technologie. Elle était plus subtile, basée sur sa propre expérience : à force de déléguer à l’IA, on n’écrit plus une ligne de code soi-même, on perd la main, et le jour où le service tombe en panne, on n’est plus en capacité de produire. Il utilisait donc l’IA de moins en moins, et volontairement.

J’ai d’abord pris le temps de l’écouter et de comprendre le fond de son inquiétude, parce qu’on ne fait évoluer personne en lui imposant un point de vue. On le fait en partant du sien.

Ce que l’histoire du métier nous apprend

Je lui ai proposé un autre angle, en m’appuyant sur l’histoire de notre métier.

L’arrivée des langages de haut niveau a suscité exactement les mêmes craintes : on allait perdre la maîtrise… mais de nos jours, on ne code clairement plus en binaire ! Même histoire avec l’arrivée des frameworks, censés nous faire oublier comment coder vraiment.

À chaque étape, le métier n’a pas disparu : il a muté, et ceux qui ont su accompagner cette mutation en sont sortis renforcés. L’IA n’est que la prochaine marche.

Je l’ai senti reconsidérer sa position. Pas par effet d’autorité, mais parce que les faits parlaient d’eux-mêmes.

Lever les blocages, pas imposer l’IA

Et c’est exactement là qu’est mon métier : pas seulement transmettre des outils, mais lever les blocages, accueillir les objections les plus légitimes et aider chacun, quel que soit son niveau de réticence, à se réapproprier sereinement cette transition.

Parce qu’au fond, mon rôle n’est pas d’imposer l’IA. C’est de la rendre claire, maîtrisée et choisie.


C’est le cœur de mes formations IA pour équipes techniques : partir du vécu de chacun, répondre aux objections réelles et accompagner la mutation du métier, souvent en commençant par un audit terrain pour comprendre où en est votre équipe. Vous êtes les acteurs de votre destin : écrivons le nouveau rôle de développeur ensemble.

Et si on en parlait 30 minutes ?

Je parle votre langue, pas celle des consultants. Même si nous ne travaillons pas ensemble, vous repartirez de cet échange avec des idées concrètes à appliquer.

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